Interview IDS
Le t-shirt pas repassé du dimanche.

Interview IDS

Il n’y a pas, dans le monde des supporters de sports, plus fermé sur l’extérieur et difficile d’accès que le milieu des ultras. Rares sont ceux qui acceptent de prendre la parole publiquement et sans le groupe. « Tu veux que je t’appelle comment dans l’interview? Je mets un nom d’emprunt? » « J’aime pas trop les noms d’emprunt. Mets juste “il”, ça ira très bien. Et ne mentionne aucun des noms que je te citerai dans l’interview ». Les bases sont posées. Entretien fleuve en un dimanche après-midi ensoleillé à Versoix, face au plus beau lac du monde.

Présente-toi brièvement.

J’ai 32 ans, né à Genève en 1988. J’ai toujours habité ici et ai toujours suivi le Servette.

Comment as-tu commencé à suivre le club?

Au départ par la famille. Mon grand-père a été président du Club des 100 pendant pas mal d’années. J’ai aussi fait ramasseur de balles assez longtemps aux Charmilles. Mais la passion est vraiment venue plus tard, à 15-16 ans. Quand j’ai commencé à découvrir le monde des tribunes.

Qu’est-ce qui t’a plu?

Alors tout le monde donne un peu la même réponse, quand tu poses cette question à un ultra. Ou à un ancien ultra, parce que je ne le suis plus depuis 4-5 ans.

Tu vas aux Charmilles, en latérales, tu es souvent plus attiré par la tribune à côté que par le terrain. C’est toujours la même réponse, mais c’est vrai que c’est ça. Et toute cette passion s’est développée pendant plusieurs années. Je pouvais te donner le nom de tous les groupes ultras. Tu me donnes une ville je te donne les groupes. C’est une vraie passion. J’ai passé des nuits sur youtube à regarder des vidéos de cortèges ou de mecs en tribune. Mais ça peu de personnes peuvent le comprendre.

On distingue souvent deux catégories d’ultras. Ceux qui sont vraiment passionnés par le foot et ceux qui ne s’y intéressent pas mais sont là pour le groupe.

Et c’est quelque chose qui me dérange un peu. Pour moi un vrai ultra c’est aussi la passion du foot. C’est pour ça que j’étais pour la reprise du championnat, par exemple. Au contraire des groupes ultras suisses, même si j’ai trouvé les arguments avancés cohérents. J’aime quand la passion première est le football.

C’est quoi ta définition du terme ultra?

Un mec passionné par son club, par sa ville. C’est un mec qui réfléchit, qui travaille, qui s’implique pour animer sa tribune. Pour pousser ses joueurs et son club vers la victoire.

Tout ça c’est une grosse implication. C’est pas arriver 10 minutes avant le match et partir 10 minutes après. C’est chercher des idées, être en groupe, échanger. Ca m’a apporté beaucoup. C’est magnifique comme expérience.

Tu me disais ne plus l’être depuis environ 5 ans. Pourquoi?

Je ne m’implique plus du tout. La répression et quelques autres histoires auront eu raison de moi. Et c’est vrai qu’avec l’âge on commence à avoir moins le temps. Après parfois aussi suivant le job, il y a une certaine pression sociale. C’est pas toujours très bien vu. Mais je reste informé sur ce qu’il se passe un peu partout, même si je ne suis plus actif.

Tu as été interdit de stade pour 11 ans, en 2011. Tu peux revenir sur les circonstances qui ont amené à un jugement pareil?

On était dans une bonne dynamique au stade, pas mal de pyros, et ils arrivaient pas a nous coller. Et un jour on est allé à la patinoire. J’étais moins vigilant, je m’en foutais un peu. On s’était mis une cuite le soir d’avant et on a déconné. Je ne pourrais même plus te dire exactement ce qu’on a fait. Et du coup les spotters n’ont pas hésité à me prendre.

Ils m’ont mis trois ans d’interdiction. Ce qu’ils voulaient me mettre pour le football en fait. Et après c’est un peu un cercle vicieux. J’ai continué à bouger et faire des conneries. Mais j’assume.

Sur les 11 ans que j’ai pris, il y a eu 4 ans d’interdiction de périmètre. C’est-à-dire que je ne pouvais pas m’approcher au delà d’un certain périmètre de chaque stade en Suisse. Et un an de pointage, 15 minutes avant et après chaque match au poste des Pâquis pour le football et le hockey. Donc parfois quatre fois par semaine pendant toute la saison.

Par contre il n’y a pas de sursis. Les interdictions de stade ne relèvent pas du pénal. C’est appuyé par la police, mais c’est l’ASF, pas la justice. Après c’est sur que j’ai aussi pris parce que j’avais des responsabilités dans le groupe. J’étais en avant.

Tu regrettes?

Bien sur. Il y a des jours où j’étais pas loin de pleurer quand Servette jouait. Quand on va à Lausanne et que tu restes devant le stade, c’est dur.

Sur le moment tu ne te rends pas forcément compte. Mais avec le recul je réalise que j’ai gâché pas mal d’années. Et je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même.

Tu as donc continué à suivre l’équipe à la maison et en déplacements, de l’extérieur des stades.

J’ai continué quelques années avec le groupe avant de faire une pause. Là j’ai repris, mais différemment. Quand je vois les trains spéciaux, c’est incroyable. J’ai loupé le premier à YB, mais quand je vois les images du cortège dans la gare à Berne je chiale, vraiment. Je suis arrivé après Marc Roger, on a vécu 10 ans de merde. Il y a eu un peu de Super League, c’était cool sur le moment. Il y avait Sion, des cortèges de malades. Mais avec du recul c’était vraiment une mauvaise période.

Maintenant au contraire on sent que la stabilité est de retour. Et de voir justement ces trains spéciaux pleins comme ça c’est incroyable. Quand on est dans ces trains avec plusieurs autres on se regarde et on se dit «On y est». Et maintenant on sait que ça va continuer.

Tu penses quoi de la supposée dangerosité de l’utilisation des fumigènes?

Mais il y a très peu d’accidents. J’en ai craqué pendant 10 ans, dans des petits parcages, même dans un minibus. Il n’y a jamais eu un blessé! Jamais. Et on avait parfois bu trois bouteilles de Pastis avant d’en allumer. Mais aujourd’hui les clubs te balancent, les télés te balancent. Par contre, quand il faut vendre un grand match les premières images que tu vois c’est les supporters.

La Ministre des Sports en France a ouvert la porte à un retour des fumis dans les stades. Mais c’est sur que beaucoup n’accepteront pas parce que tu as toujours ce côté extrémiste ultra où on se dit « si c’est autorisé pour être contrôlé je préfère que ce soit interdit ». Si c’est autorisé et que tu as le droit d’en faire 10 entre la 10è et la 15è minute… voilà quoi.

Mais quand tu regardes en Allemagne par exemple, si ça marche bien aujourd’hui c’est parce que les supporters ont su échanger avec le club et les instances dirigeantes.

Quel est ton avis sur l’évolution de la Tribune Nord ces dernières années?

Je pense qu’il y a une vingtaine d’années c’est une tribune qui était, à tord ou à raison, vue comme un peu à droite. Et pas très impressionnante au niveau des animations. Mais je trouve qu’il y a eu une très bonne évolution. Que ce soit dans la fréquentation ou dans la créativité. Après voilà on sait que certains sont malheureusement partis. Mais il y a toujours des gens qui ont des idées. Des bâches et des drapeaux faits à la main. Il y a une vraie productivité. Il suffit de voir les graffitis dans les coursives.

Et puis tu as aussi tous ces gars qui ne suivent pas forcément le foot. Qui ne connaissent pas tous les 11 joueurs, mais ils sont là. Sans aucune revendication ultra, mais ils sont là au stade avec leur écharpe, une bière et ils sont fiers de représenter le club de leur ville. Sans pour autant venir à tous les matchs et être à fond.

Ces supporters-là ne sont pourtant pas forcément toujours les mieux vus par certains ultras.

C’est complexe mais il y a une réalité. C’est vrai que quand j’étais impliqué, la tribune c’est nous qui la gérions. Après les ultras gèrent la tribune, mais c’est pas eux qui font vivre le club, c’est une réalité aussi. Mais j’ai vraiment accepté tout le monde.

Par contre, il faut que chacun reste à sa place. Si tu viens à deux matchs dans la saison et qu’un mec les fais tous, tu ne l’ouvres pas. Tu viens pas demander de descendre un drapeau parce que tu ne vois pas le match. Un tifo comme le A contre Bellinzone, j’ai raté l’école parce que c’était en semaine. On est resté la nuit pour le faire, il pleuvait. Mais le mec qui arrive dix minutes avant le match et te sort son drapeau au milieu du tifo, ça m’énerve. C’est pas acceptable.

Que penses-tu des autres tribunes suisses?

Déjà en Suisse romande à part chez nous c’est mort. A Neuchâtel il y a de la volonté mais ils font pas grand chose. A Sion c’est mort. C’est fini. Lausanne il n’y a rien et il n’y a jamais rien eu. Et il n’y aura jamais rien.

Après au niveau des Suisses allemands c’est des très bonnes tribunes même au niveau européen. Mais c’est peu connu. Lucerne et Saint Gall au niveau de l’activité de la tribune c’est super solide. Vraiment. Et les mecs tu les croises dans la rue… YB c’est beau de l’extérieur, après tu as les East Side qui ont toujours aimé la bagarre. Mais Lucerne et Saint Gall c’est des gros bonhommes.

Par contre ce que j’aime à Genève c’est qu’on a jamais eu des gros malabars, mais on a toujours eu des gars un peu timbrés. A la finale de la Coupe de Suisse à Genève en 2017 (Bâle-Sion), j’ai attaqué tout seul le cortège des sédunois.

Comment ça s’est passé?

J’étais encore un peu con.

J’étais sur la Plaine de Plainpalais et je vois les supporters sédunois arriver de l’autre côté. Je traverse la Plaine en courant, je fonce dans le cortège. C’est un spotter de Genève qui me voit en premier avant les valaisans, il sort sa matraque et commence à me courir après. J’ai rebroussé chemin et là je vois deux fourgons qui arrivent en face avec des robocops. Je tombe, je prends quelques coups de pieds des valaisans.

Je me suis ensuite fait ramasser et emmener sous le stade où il y avait tous les autres supporters qui s’étaient fait arrêter. Ils nous ont tous libérés pendant le match, on a pas eu grand chose. Et voilà, on peut dire que cette histoire était mon clap de fin.

On parlait de Saint Gall avant, j’ai fait un truc qui était assez incroyable.

Raconte.

C’était un match de Coupe en 2015. Les supporters de Saint Gall venaient en train. Entre chaque deux wagons dans les trains t’as un levier pour ourvrir les wagons.

J’avais ma bouteille de Jet27, je remonte par derrière les Palettes. Je redescends du côté parcage visiteur, depuis les immeubles qui sont au-dessus de la Praille. Je monte la barrière qui sépare des voies de chemin de fer et j’arrive au train spécial des Saint Gallois.

J’entendais des IDS de Saint Gall qui étaient juste de l’autre côté. Là j’ouvre la porte, je commence à ramper dans le wagon. Je descends plusieurs sacs, il y avait des porte-monnaies avec 200 francs. Mais j’ai pas pris un centime. Par contre j’ai pris 4-5 écharpes.

C’était l’époque des petites aventures. C’est pas malin tous ces trucs, je sais meme pas pourquoi j’en parle. Ce qui est sur c’est qu’aujourdhui je conseillerai à un jeune de peindre des bâches et des drapeaux plutôt que de faire pareil.

Quelles ont été tes relations avec la tribune sédunoise durant tes années d’activité?

Il y a toujours eu des échanges, même avant. Parfois pour des choses constructives comme la création d’un réseau anti-répression ou alors juste pour se chambrer. Avec du recul on se rend compte qu’il n’y a pas grand intérêt au final. La mentalité genevoise c’est plutôt de faire les choses de notre côté sans regarder ailleurs. Et aujourd’hui je pense vraiment que c’est la meilleure manière de faire.

Et la rivalité n’est plus aussi violente qu’à l’époque. J’ai vu une famille de supporters valaisans avant le match contre Sion, assise au Molino sur l’esplanade du stade. Impensable à l’époque des Charmilles.

Mais justement parce que c’est allé trop loin à un moment. En 2011 quand ils sont venus, j’ai vu des familles se faire taper. Je suis le premier à être devant si c’est devant les Red Side. Par contre taper des gens qui n’ont rien à voir dans notre délire, je n’accepte pas ça. Les siffler ou autre OK, mais ça ne doit pas aller plus loin.

J’ai une bonne éducation, je respecte les gens dans la rue. Je ne suis pas une racaille. Se battre tous les week-end c’est pas quelque chose qui est compréhensible pour tout le monde. Mais je ne me suis jamais battu avec quelqu’un qui n’était pas dans le même délire que moi. Et vraiment si je devais faillir à cette règle un jour, j’arrêterai tout.

Tu m’avais dit suivre aussi l’Equipe de Suisse.

Oui parce que c’est vrai aussi qu’à Genève il y a eu pendant longtemps cette réticence à aller les supporter. A se mélanger avec tout le monde. Mais on a un peu lancé le truc. On se mélange pas forcément, on pose notre drapeau de Genève et on est là. Les zurichois font un peu pareil, ils posent leur bâche Zurich en rouge et blanc.

C’est clairement pas la même mentalité qu’en club. On est la pour la Nati, on boit des bières, on essaie de mettre le maillot de la Suisse. En footix un peu! Mais parce que c’est quelque chose qu’on aime au final. On a été en Russie à Kaliningrad, c’est des moments magnifiques. On est parti à 4 pour l’Euro 2016 en France, on a fait tous les matchs de la Suisse et de la République Tchèque. Vraiment un super trip avec des Air BnB chaque soir. Et ca jouait chaque fois avec les matchs. Un jour de route, match le lendemain. Comme ça tout le long.

C’est des beaux moments. On a croisé des gars d’Yverdon au Portugal pour Suisse-Portugal et en Russie. Ils se font une fondue dans le stade à chaque match. C’est devenu nos potes et je kiffe, parce que j’aime la Suisse. Quand tu vois les Suisses allemands avec leurs costards à croix, c’est génial. C’est pas ultra de dire ça, mais j’en ai rien à foutre.

Quel est ton plus beau souvenir de ta période d’activité comme ultra?

Comme ça je te dirai le déplacement Yverdon en Challenge League. Le match où on accroche notre qualification aux barrages contre Bellinzone en 2011. On était tellement dans ce parcage. Blindé. Ca a craqué des fumis dans tous les sens, des pétards pendant tout le match. J’étais au grillage tout en haut. C’était un peu l’Argentine. L’anarchie, et un super rendu de tribunes.

Et puis à la fin du match on va sur la pelouse, ils mettent des barrières pour protéger les joueurs. Y à la RTS qui était là et faisait des interviews et un gars de chez nous à commencer à tirer le câble de la caméra (à 9min45 sur la vidéo du déplacement). Et il est parti avec! On l’a rendue après, le truc vaut quand même 6’000 francs. Au final c’est que de la rigolade. Surtout à Yverdon où il y a vraiment personne en face.

Est-ce que tu suis d’autres clubs que le Servette?

J’aime bien l’OM. Mais je suis le football, pas l’extra-sportif. Les histoires de rachat et tout ça, ça ne m’intéresse pas. J’aime juste aller voir un bon match au Vélodrome et que l’OM soit bien au classement.

Quand je vais au stade c’est pas forcément dans un groupe particulier. Les Winners on n’en parle pas. Le Commando Ultra je trouve qu’ils ont un peu mis leur fierté à la poubelle. J’aime bien les MTP mais ils ne se revendiquent pas trop ultra. Il y a les Fanatics que j’aime beaucoup, ils ont leur petit bloc et ne veulent pas grandir. Mais si tu vois leur bloc en Virage Nord, ils sont encore tous à torse-nu à la 90è à chanter et sauter. Même si leur équipe perd 3-0. Ils ont une vraie mentalité.

Pourquoi Marseille?

Je sais pas… Sûrement le côté africano-européen qui fait que je m’y retrouve. Mais c’est aussi la ville que j’adore. A 16 ans quand tu viens de Genève, que tu es métis et que tu découvres toute cette ambiance dans laquelle tu peux te fondre complètement, c’est agréable.

Le premier match que j’ai fait au Vélodrome c’était un Marseille-Bolton (février 2006) en Coupe de l’UEFA. J’arrive sur le Vieux-Port, 4’000 anglais. Puis j’arrive au stade, t’as tous ces drapeaux qui flottent au vent. La sono des virages qui crache du son. Ca marque.

Tu as fait un peu de groundhoping? Quelles sont les ambiances que tu as le plus aimées?

Il faut que je recommence. C’est vite un petit budget aussi. Mais j’ai fait des jolis trucs. En Italie j’ai fait AS Rome – Lazio. J’ai fait Gênes, le Milan avec des gars de Milan. La Juve avec des gars de la Juve. Barça – Real, de la merde. J’ai fait presque toute la France, en Croatie j’ai fait Rijeka, l’Eintracht Francfort en Allemagne. Mais je vais reprendre comme il faut là.

Vraiment plus le côté ultra alors, le Royaume-Uni ça te branche pas trop?

J’ai fait l’Angleterre. Ce que j’aime beaucoup c’est voir l’approche de chaque culture au football. A Rome si t’es posé devant le stade ça n’a rien à voir que si t’es au pub avant d’aller au match de West Ham. Il se trouve qu’on était allé au pub à West Ham. Le Boleyn Tavern. On était en grenat, j’étais avec deux gars de Sochaux.

Peu importe le pays, l’avant-match c’est toujours le meilleur moment. A l’époque j’avais pas mal échangé et même reçu des gars du Zenit Saint Petersbourg. On a parlé social, de l’aspect racial en Russie. Et ils m’ont accepté. On a fait une nuit avec eux au local de la SG.

Ils m’ont expliqué qu’en Russie on leur apprend depuis tout petit qu’un Noir c’est de la merde. Et le problème c’est qu’ils n’ont pas l’occasion de sortir pour pouvoir se confronter à ça. Quand tu arrives à parler au final tout le monde sort de la conversation enrichi. Certains m’ont même dit après qu’on se soit parlé qu’ils ne pourraient pas aller raconter à leur père qu’ils ont parlé avec un noir qui leur a appris des choses.

Tu pourras retourner au stade en 2022. Tu vas le vivre comment?

Mon grand-père avait fait un abonnement à vie à la famille, qui est à mon oncle maintenant. Il me le donne chaque année depuis 10 ans, il ne sait pas que je suis interdit de stade. Donc j’hésite à faire toute une saison en latérale avec une bière, sur la place de mon grand-père.

Après c’est sur que je ferai le premier match en Tribune Nord, pour mon retour. C’est clair que je reprendrai aussi les déplacement. Mais je ferai tout ça dans un autre style. A l’époque c’est sur et certain que quand on partait on revenait déchirés. Sans se souvenir de ce qu’il s’était passé. Boire un ou deux verres avec les potes oui, mais j’aimerais bien voir les matchs. On vieillit quoi.

Cet article a 1 commentaire

  1. Joss

    Les gars aux costards à croix aux matchs de la Suisse, c’est des Vaudois d’Aubonne, pas des Suisse-Allemands 😉

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