On repart?

On repart?

Il est difficile d’être supporter de football actuellement. Stades vide, absence d’ambiance et de passion… Ajoutez à cela des performances inquiétantes de votre équipe favorite et vous aurez le cocktail idéal pour vous détourner plus que vous ne pourriez déjà l’être de votre passe-temps favori.

On vit tous le football d’une certaine façon. Quand certains s’extasient devant les stars de la Ligue des Champions et se réjouissent de pouvoir entendre les mots doux échangés par les divers acteurs du jeu, d’autres souffrent devant l’absence d’un spectacle que toutes les paires d’yeux ne remarquent pas : celui des tribunes.

Pour celui qui prend plaisir, en temps normal, à se mettre debout derrière un but durant 90 minutes, la désolation d’un divertissement sans ferveur pourrait arriver à le détourner de sa propre équipe. Qui pourrait dire avoir passé un bon moment devant le SFC – Zurich d’hier, hormis les supporters servettiens ?

Impossible également pour un spectateur neutre de s’extasier devant un OM – Olympiakos dans les circonstances actuelles. Alors que ce match aurait pu être un régal pour toute personne sensible au monde des tribunes, avec un stade plein. 

Combien d’entre nous, aujourd’hui, ne suivent les matchs de leur équipe favorite que d’un œil distrait et ne ragent plus avec la même véhémence après une défaite en terre ennemie ? Certainement la grande majorité de ceux qui, il y a encore quelques mois, étaient considérés comme la racaille des stades et que tout le monde, de l’abonné de longue date en latérale au supporter lambda, regrette maintenant.

La beauté du foot, pour une partie de ses supporters, réside dans ses émotions vécues au stade que notre vie encore davantage numérisée depuis la pandémie ne nous offre pratiquement plus. Ces moments de joie intense ou de tristesse infinie que nous partageons entre amis ou avec de parfaits inconnus que les aléas du choix d’un siège auront amenés à nous rapprocher durant près de deux tours d’horloge.

Des joueurs qui avouent ne pas avoir le même niveau de performances sans public pour les pousser. Des matchs auxquels on rajoute des chants de supporters en fond sonore, des sièges occupés par des photos d’abonnés. Les émotions vécues à travers un écran de télévision. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour étouffer notre feu. Mais comme tout passionné, il en faut parfois peu pour rallumer la flamme.

Un but victorieux de Théo Valls à la 94è, par exemple.

ON S’ELOIGNE, MAIS ON NE SE QUITTERA JAMAIS.  

Laisser un commentaire